L’hyperphotographe en voyage

Jean-François Rauzier a inventé son métier, et rien que pour ça, on lui tire notre chapeau. De photographe, cet artiste diplômé de l’école Louis Lumière est devenu un beau matin « hyperphotographe ». Comment ? En explorant le meilleur de la photo numérique. Pour chacune de ses « hyperphotos », il rassemble, juxtapose, assemble, disjointe, associe… des centaines de prises de vue réalisées au télé objectif.

Que cela soit à Versailles ou dans sa série des bibliothèques idéales, on se trouve pris dans un cadre immense, fourmillant de perspectives et de détails, une vraie « utopie réalisée » des lieux. Comme si l’œil de l’artiste nous proposait une version exagérée de l’espace.

La promenade oculaire dans ces lieux semi-imaginaires peut durer longtemps, car la technique employée permet de restituer le moindre détail au fin fond de l’image. Et l’artiste vous propose de le « tester » en quelque sorte sur son site internet ; chacune de ses photos s’affiche en plein écran, et à l’intérieur de l’image, on peut zoomer loin, très loin….

Une vraie entreprise hypnotique que celle Jean-François Rauzier. Aujourd’hui il veut pousser plus loin sa démarche ; après sa série sur Versailles, il a pour ambition de proposer aux visiteurs de revivre le faste du Grand Siècle. Ce projet, vous pouvez le soutenir sur le site de crowfunding projet s’appelle « Hypervoyage », et franchement, qui refuserait une telle proposition ?